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LES ORIGINES
MENDIANT (BETTELMANN)

Strasbourg, l'insolite » RUE INSOLITES
L'avis des internautes : 5/55/55/55/55/5 (2 avis)

Rue des Trois Gateaux
La «dreiweckengasschen» doit, semble-t-il, son nom à la présence (passée) d'une maison ayant appartenue à un boulanger. Avec l'histoire, elle changea plusieurs fois de nom et devint successivement «Grungasslin» (1587), «impasse du chanvre» (1615) et «rue de la groseille» (1794).


La rue de l'ail
La rue de l'ail tire son nom de la famille patricienne des «Klobelouch».
Les Klobelouch, dont le blason représentait trois plans d'ail, possédaient plusieurs maisons dans cette rue. Les gens du coin se mirent donc à la désigner sous le terme de «Klobelouchgasse» (rue des Klobelouch). Avec les années (et les déformations phonétiques propres à Strasbourg), la «Klobelouchgasse» se transforma en «Knoblauchsgasse» (rue de l'ail).


La rue des Balayeurs
En 1672, la "Fegasse" (rue des balayeurs) se nommait en réalité la "Fechtgasse" c'est à dire, la rue du Tournoi. La présence toute proche de la Rue de l'abreuvoir, lieu habituel de préparation et d'harnachement des chevaux lors des journées de tournoi, y est peut-être pour beaucoup. Quoi qu'il en soit, l'histoire et son lot de déformations dialectales, auront eu raison de ce "cht" de trop, laissant ainsi la place, comme après n'importe quel événement, au attentions des balayeurs.


Rue des Botteleurs
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le botteleur n'est pas l'artisan chargé de réaliser les bottes en cuir, mais un ouvrier agricole chargé de faire des bottes de blé et des bottes de tabac. La présence toute proche d'un grenier à blé et d'un entrepôt de tabac, détruits par les bombardements de 1944, sont probablement à l'origine du nom de cette rue (les botteleurs devant y avoir été, à une époque, fort nombreux).


L'impasse du Corbeau
Dans cette impasse se trouvait un relais de poste où les voyageurs pouvaient trouver repos, pitance et chevaux frais. D'abord "Zum Rappen" ("Au Cheval Noir"), son nom se changea en "Zum Rape" puis en "Zum Raabe" ("Au Corbeau"). L'établissement se transforma par la suite en hôtel. L'hôtel "du Corbeau" accueillit quelques illustres personnages tels que le roi Frédéric le Grand, l'Empereur Joseph II, le maréchal de Turenne.


La rue des Couples
Cette rue doit son nom à la maison du numéro 9 qui s'appelait, autrefois, "Der Kuppelhof" ("le couple"). Ce nom provient du couplage de la cour du numéro 9 avec celle de la maison contiguë.


La ruelle de la Cuillère à Pot
Cette rue doit son nom à la présence d'une auberge nommée "Zum Kochloffel" ("à la cuillère à pot"). Cette auberge avait été spécialement achetée pour accueillir les soldats syphilitiques de l'armée de Charles VIII, de retour de campagne en Italie.
Afin d'éviter la propagation du "mal français", les soldats atteints de cette incurable maladie furent rapidement cantonnés dans ce qui allait bientôt être appelé, par mépris, la Petite-France. L'auberge de la cuillère à pot, faisait alors partie du dispositif sanitaire mis en place pour contenir l'épidémie.



Rue du Dragon
A l'angle de la rue du Dragon se trouve, aujourd'hui, une école construite en 1900. Neuf ans plus tôt le terrain était encore occupé par un hôtel particulier dont les premiers propriétaires furent au 16ème siècle, les membres de la famille Drach ("dragon"), Cet hôtel, détruit en 1891, aurait inévitablement plongé dans l'anonymat le plus absolu si quelques invités de marque n'y avaient pas séjourné. Ce fut notamment le cas de Louis XIV, qui y séjourna trois jours, puis de Marie Leczinska, reine de Pologne et future épouse de Louis XV (qui rappelons-le, s'est marié à la Cathédrale de Strasbourg le 15 août 1725).


La rue des Glacières
Dans cette rue se trouvait, avant leur destruction en 1870, des petites maisons de forme pyramidale aux tuiles blanchies afin de mieux réfléchir les rayons du soleil.
Ces maisons servaient de lieu de stockage pour la glace, que des ouvriers spécialisés allaient couper, en hiver, dans les marécages avoisinants. Elle était ensuite consommée lors des périodes de grande chaleur, à la fin du printemps et durant tout l'été. Afin de limiter encore les effets néfastes des rayons du soleil, ces maisons étaient construites entre le fossé intérieur et l'ombre des remparts de la ville.


La Grand'Rue
Cette rue est l'une des plus longues et des plus vieilles de Strasbourg. Elle emprunte le tracé de l'antique voie romaine (Strata Superior) qui reliait Saverne au camp romain (Castrum) d'Argentoratum, alors établi près de la place de la Cathédrale. Aujourd'hui on peut y admirer des maisons datant du 17ème et du 18ème siècle. A l'angle de la rue du Fossé des Tanneurs, se dresse un immeuble moderne construit à l'emplacement de la maison natale du "monstre sacré" de la valse française, Emile Waldteufel. Né en 1830, Waldteufel sera nommé par l'impératrice Eugènie (épouse de Napoléon III), directeur des bals de la cour impériale.


L'impasse du Loup
Cette rue doit son nom à la présence, au 16ème siècle, d'une certaine famille Wolf (Loup).


La rue du Miroir
Dans cette rue se trouvait autrefois un hôtel particulier appartenant à la famille noble des Spiegel (Miroir). En 1377, l'hôtel fut racheté par l'une des corporations les plus hétéroclites de la ville, la corporation des négociants, marchands, pharmaciens, membres de l'Université, brossiers, épingliers, passementiers, peigniers, culottiers et chapeliers ! Elle y installa son poêle et prit, dès lors, le nom de corporation du miroir.


La rue de la Monnaie
Cette rue doit son nom à la présence, de 1756 à 1870 de la Monnaie Royale, établissement dans lequel, étaient battues (fabriquées) les pièces de monnaie.


La rue du paon
Jadis, cette rue était habitée par un certain Conrad Dictus Zu Dem Pfawen. Elle prit donc rapidement le nom de Pfawengasslin (la rue du Paon).


La rue des Pucelles
Cette rue doit son nom à la présence, jadis, d'une auberge portant enseigne Zur Jungfrau (à la Vierge). Avec le temps, "Vierge" est devenue "vierges" et l'auberge s'est vue rebaptisée en "Auberge des Pucelles".


La rue de la Question
Les amateurs d'Histoire se rappelleront que la "Question" était le délicat terme utilisé, naguère, pour parler de la torture. Cette rue doit, en effet, son nom à la présence de la sinistre Daumelturm (injustement traduit en Tour des Martyrs). Crainte de tous, elle faisait partie intégrante des fortifications du 13ème siècle. La spécialité des lieux était le supplice du Daumen (Daumelturm) qui consistait en l'écrasement du pouce par une machine spécialement conçue à cet effet.


La rue des Veaux
Connue sous ce nom depuis le 13ème siècle, cette rue doit son appellation à la présence d'une famille noble strasbourgeoise : les Kalb. Après la période de l'occupation allemande, Kalb fur francisé en Veau et la Kalbsgasse devint la rue des Veaux.

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STREISSEL Jeannette : 5/5 (Avis donné le 26/10/2006)
très instructive cette lecture des rues de notre ville. Pourrais t'on la rallonger ?
Pascal L : 5/5 (Avis donné le 10/09/2009)
Super. Merci pour cet article !
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jean pierre bouny
Note : 4/5 le 16/09/2009
orphelin de guerre mon papa a été tué e  
Pascal L
Note : 5/5 le 10/09/2009
Super. Merci pour cet article !  
L'abus d'alcool est dangeureux pour la santé. À consomer avec modération. - Photos d'habillage par fil67
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